
Larvatus prodeo
Si ce motif est devenu un thème récurrent de la littérature, ce n’est pas sans fin.
L’homme « avance masqué », mais rarement pour se faire justicier. Et si certains ne dissimulent que trop mal méchanceté et avidité derrière leur sourire à dents de requin, d’autres excellent dans l’art du déguisement.
Eventail, palimpseste, ou boules à facettes, l’Homme est multiple et insaisissable. Comme toute création, (qu’elle soit ici divine ou naturelle), elle résulte d’un équilibre fragile ; précaire oserait-on, où chaque qualité dévoilera sa part d’ombre.
Et comme pour ne pas l’admettre, on enferme bien vite les personnes dans des catégories : il y a les « gentils », les « sympas », les « chiants », les « voyous »…Quelle fiabilité apporter à son jugement fondé malheureusement sur l’ « image » , une impression tout au plus.
Et alors, comme dans la fin d’une bonne nouvelle, le Héros fait volte face. Il abat les as qu’il avait cachés dans sa manche et laisse les autres sidérés par ce coup de bluff.
Homo, Homo, Hominem, Hominis, Homini, Homine…
Depuis toujours, l’Homme se décline.
Charlotte Pivot